• Qui sommes nous ?

    L’Amicale du Nid considère la prostitution comme une violence et une atteinte à la dignité des personnes ; elle refuse de l’assimiler à une profession. Elle propose aux femmes et aux hommes en danger, ayant connu ou en situation de prostitution, un accompagnement vers des alternatives.
  • Les chiffres mondiaux

    de la prostitution et de la traite
    de 20 millions  à 42 millions  de personnes prostituées dans le monde !  et 2 millions  d’enfants sont exploité-es sexuellement dans le monde !
    Source : rapport ONU 2009
    Source : 
    étude de Grainne Healy, 2003
  • L’être humain n’est pas une marchandise !

    Et pourtant :
    80% de personnes prostituées sont des femmes | 9 sur 10 dépendent de proxénètes | 60 à 120 fois plus de risques de blessures / assassinats | Profits mondiaux > 60 milliards $!
  • L’Amicale du Nid alerte !

    Peut-on tolérer plus longtemps la prostitution et son augmentation ?
    En 1 an notre établissement de paris, a vu une augmentation de 34% du nombre de personnes accueillies, avec des moyens humains inchangés et un même nombre de places d’hébergement. La situation est la même dans tous les établissements de l’association. » Télécharger l'alerte

Communiqué de presse

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                                                                                                                         Paris, le 15 octobre 2014

 

UN BUDGET DÈS 2015 POUR SORTIR DU SYSTÈME PROSTITUTIONNEL

 

La prostitution ne cesse de croître sous toutes ses formes. Cette violence touche de plus en plus de jeunes.

 

Il est urgent d'agir :

· Voter rapidement la loi de renforcement de la lutte contre le système prostitutionnel.

· Augmenter dès 2015 les moyens alloués :

  - à la lutte contre le proxénétisme et la traite des êtres humains,

-   à l'accompagnement des personnes prostituées et en risque de prostitution,

-   à la prévention de la prostitution.

 

C'est possible ! Le débat budgétaire au Parlement commence.

 

Geneviève DUCHÉ

Présidente

BRAVO EUROSTAT ET L’UNION EUROPEENNE!

                      Paris, le 20 juin 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bravo Eurostat et l’Union européenne : le commerce de la drogue et la prostitution doivent être intégrés dans le calcul du PIB !

assujettissement, esclavage, violence transformes en valeur et richesse !

Heureusement la France résiste  mais l’idée du consentement dans la prostitution persiste !

Il est annoncé que l'Insee ne suivra qu'en partie les règles européennes. L'Institut européen de la statistique, Eurostat, avait demandé l'an dernier aux États membres de l'UE d'intégrer les activités illégales créatrices de richesses (trafic de drogue et prostitution) dans les statistiques nationales, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales menées d'un commun accord. Mais en France, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a décidé de prendre en compte le trafic de drogue seulement pour déterminer le revenu national brut (RNB, qui sert à établir la contribution de la France au budget de l'Union européenne) et de ne pas revoir son mode de calcul au sujet de la prostitution.

Eric Dubois, directeur des études et synthèses économiques de l’INSEE rappelle que « dans le trafic de drogue, ce qu'on a longtemps défendu est l'argument selon lequel il y a une dépendance et donc la personne qui se drogue ne consent pas librement à l'échange ».

Et pour la prostitution il précise.

« Tout ce qui est de la prostitution discrète, c'est-à-dire de la prostitution qui se cache derrière d'autres activités, on considère qu'on le prend déjà en compte » de même que la fraude fiscale et le travail au noir, qui représentent « autour de 4 points de PIB ».

« Il y a aussi une prostitution de rue qui est plutôt le fait de réseaux de mafieux et relève plutôt de la traite de personnes en situation irrégulière etc. Pour le coup, le critère de consentement mutuel n'est probablement pas vérifié », ce qui conduit l'Insee à ne pas l'intégrer dans ses mesures.

Parce que dans la prostitution discrète le consentement est assuré ?

Dans la rue non, dans les maisons closes, les bars, les salons et les hôtels de luxe, oui ?

Voilà qui est nouveau ou du moins souligne encore une fois la méconnaissance totale du phénomène prostitutionnel.

Pourtant la ministre française des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, et la ministre belge de l'Intérieur Joëlle Milquet, avaient déjà insisté sur ce point dans un courrier adressé à la Commission européenne : « La prostitution n'est pas une activité commerciale librement consentie. Croire qu'elle puisse l'être est un parti pris idéologique, c'est un mirage et une offense aux millions de victimes de l'exploitation sexuelle à travers le monde ».

Et qu’est-ce que le consentement apparent quand ses ingrédients sont avant tout la pauvreté, le chômage, l’emprise, le manque d’estime de soi, les pressions et violences subies notamment les violences homophobes et les violences sexuelles subies dans l’enfance et l’adolescence… 

Nous n’avons pas besoin d’un affichage concurrentiel de performances économiques vides de sens et d’une course infantile au PIB le plus élevé !

Nous avons urgemment besoin d’une lutte sans merci contre toute forme de violences dont la prostitution, d’une lutte sans merci contre la précarité, la pauvreté et le chômage et nous l’exigeons !

 

                                               Geneviève DUCHÉ

                                                                                              Présidente

Violences sexistes au Nigéria

Plus de 200 jeunes femmes enlevées au Nigéria, punies d’avoir voulu accéder à la connaissance, soumises à toutes les violences.

Les survivantes sont vendues sur des marchés aux esclaves, sont les proies des trafiquants de la traite des êtres humains et de la prostitution.

Insupportable ! Intolérable ! Sidérant !

Mais quelle est alors la responsabilité des « clients de la prostitution » ?

Une partie de ces femmes, de ces adolescentes, violées et mises en servitude, vont se retrouver sur les routes de nos pays où des « clients » vont payer 20 ou 30 euros la fellation qu’ils exigeront, le rapport sexuel qu’ils imposeront. Ils seront ainsi complices de ces terroristes qui les leur offrent, sûrs que partout encore des hommes n’ont aucun scrupule et se complaisent dans l’irresponsabilité et leur égocentrisme en achetant l’usage de corps. Pouvons-nous laisser faire ici, en France, et ailleurs ?

Pouvons-nous continuer à accepter la prostitution et ce qu’elle produit, la traite des êtres humains ?

Cette horreur nous montre bien que nous devons pénaliser l’achat de tout acte sexuel. Que nous devons abolir la prostitution comme nos prédécesseurs exigeant le respect des droits humains ont aboli l’esclavage.

 

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