• Qui sommes nous ?

    L’Amicale du Nid considère la prostitution comme une violence et une atteinte à la dignité des personnes ; elle refuse de l’assimiler à une profession. Elle propose aux femmes et aux hommes en danger, ayant connu ou en situation de prostitution, un accompagnement vers des alternatives.
  • Les chiffres mondiaux

    de la prostitution et de la traite
    de 20 millions  à 42 millions  de personnes prostituées dans le monde !  et 2 millions  d’enfants sont exploité-es sexuellement dans le monde !
    Source : rapport ONU 2009
    Source : 
    étude de Grainne Healy, 2003
  • L’être humain n’est pas une marchandise !

    Et pourtant :
    80% de personnes prostituées sont des femmes | 9 sur 10 dépendent de proxénètes | 60 à 120 fois plus de risques de blessures / assassinats | Profits mondiaux > 60 milliards $!
  • L’Amicale du Nid alerte !

    Peut-on tolérer plus longtemps la prostitution et son augmentation ?
    En 1 an notre établissement de paris, a vu une augmentation de 34% du nombre de personnes accueillies, avec des moyens humains inchangés et un même nombre de places d’hébergement. La situation est la même dans tous les établissements de l’association. » Télécharger l'alerte

Alerte à Grenoble !

 

Alerte à Grenoble !

La fermeture de l’hébergement d’urgence met en danger les personnes qui veulent sortir de la prostitution et est une atteinte grave à leur dignité !

Cinq femmes que l’Amicale du Nid accompagne, -et combien d’autres ailleurs ?- n’ont pas de solution d’hébergement après la fermeture du dispositif hivernal et la suppression de places dans le dispositif hôtelier. 

La photo montre l’état insalubre des locaux proposés pour palier cette mise à la rue.

Mise à la rue qui peut renvoyer les personnes que nous accompagnons à la prostitution et les mettre en danger en les exposant à l’emprise des réseaux de proxénétisme.grenoble-avril-2014

Parmi ces femmes l’une est enceinte et a de graves problèmes de santé et une autre a un enfant très jeune dont la santé est affectée par les conditions d’hébergement indignes que la famille a connues cet hiver.

Les plus vulnérables n’ont-ils le choix dans ce pays qu’entre la rue et les taudis qui dégradent encore davantage leur santé et leurs possibilités de s’insérer ?

La politique du logement d’abord montre ses carences par insuffisance de places d’hébergement dans certains territoires plus fortement que dans d’autres et le manque de logements, par les conditions de salubrité et de sécurité souvent indignes des hébergements et par l’insuffisance de moyens pour un accompagnement social global indispensable. La gestion de l’urgence provoque de la discontinuité dans les hébergements, fragilise ainsi davantage les personnes qui ne peuvent rien anticiper et impacte fortement les possibilités de sortie de la situation d’exclusion et de prostitution.

Hormis les hébergements de l’Amicale du Nid et les places Acsé (accueil sécurisant, c’est à dire 60 places au mieux sur l’ensemble du territoire national), réservées aux victimes de traite, il existe très peu de places spécifiques pour les personnes prostituées comme il en existe pour les femmes victimes de violences conjugales. Pourtant la prostitution est reconnue comme étant une violence faite aux femmes et la protection et prise en charge des victimes de traite des êtres humains est intégrée dans des plans interministériels.

 

Des femmes nous demandent « combien de temps encore je dois être prostituée avant d’avoir une solution d’hébergement » c'est-à-dire pour ne plus avoir à payer leur lieu d’hébergement autrement dit les proxénètes ou la chambre d’hôtel.

 

Quand aurons-nous une politique cohérente de lutte contre la prostitution et la traite des êtres humains ? Une politique qui contrera réellement cette violence, respectera les victimes et donnera les moyens suffisants pour la protection des personnes et leur accompagnement. Quand les demandes d’hébergement seront reçues au titre de victime de la prostitution et non au regard du statut administratif ?

Comme à Paris et partout où nous accomplissons nos missions auprès des personnes prostituées, à Grenoble la prostitution des mineurs et des adultes ne cessent d’augmenter.

L’établissement de l’Amicale du Nid y connait une augmentation de la file active de 28% en 2013 et de 53% depuis 2010 ; une augmentation des procédures de recours pour l’accès aux droits. Dans le même temps les moyens d’aide et d’accès aux droits : revenus, alimentaire, sanitaire, hébergement, insertion (= cours de français, formation, stage, emploi) baissent.

Combien de temps encore les pouvoirs publics n’assumeront pas leurs responsabilités ? Combien de temps encore notre société acceptera-t-elle ce déni de liberté, de droit et de dignité qu’est la prostitution et ce qu’elle engendre : la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle ? Combien de temps encore la France refusera aux personnes migrant-es victimes de violences accueil, protection et moyens d’insertion ?

Pour plus d'informations Témoignage sur une situation

BRAVO EUROSTAT ET L’UNION EUROPEENNE!

                      Paris, le 20 juin 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bravo Eurostat et l’Union européenne : le commerce de la drogue et la prostitution doivent être intégrés dans le calcul du PIB !

assujettissement, esclavage, violence transformes en valeur et richesse !

Heureusement la France résiste  mais l’idée du consentement dans la prostitution persiste !

Il est annoncé que l'Insee ne suivra qu'en partie les règles européennes. L'Institut européen de la statistique, Eurostat, avait demandé l'an dernier aux États membres de l'UE d'intégrer les activités illégales créatrices de richesses (trafic de drogue et prostitution) dans les statistiques nationales, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales menées d'un commun accord. Mais en France, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a décidé de prendre en compte le trafic de drogue seulement pour déterminer le revenu national brut (RNB, qui sert à établir la contribution de la France au budget de l'Union européenne) et de ne pas revoir son mode de calcul au sujet de la prostitution.

Eric Dubois, directeur des études et synthèses économiques de l’INSEE rappelle que « dans le trafic de drogue, ce qu'on a longtemps défendu est l'argument selon lequel il y a une dépendance et donc la personne qui se drogue ne consent pas librement à l'échange ».

Et pour la prostitution il précise.

« Tout ce qui est de la prostitution discrète, c'est-à-dire de la prostitution qui se cache derrière d'autres activités, on considère qu'on le prend déjà en compte » de même que la fraude fiscale et le travail au noir, qui représentent « autour de 4 points de PIB ».

« Il y a aussi une prostitution de rue qui est plutôt le fait de réseaux de mafieux et relève plutôt de la traite de personnes en situation irrégulière etc. Pour le coup, le critère de consentement mutuel n'est probablement pas vérifié », ce qui conduit l'Insee à ne pas l'intégrer dans ses mesures.

Parce que dans la prostitution discrète le consentement est assuré ?

Dans la rue non, dans les maisons closes, les bars, les salons et les hôtels de luxe, oui ?

Voilà qui est nouveau ou du moins souligne encore une fois la méconnaissance totale du phénomène prostitutionnel.

Pourtant la ministre française des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, et la ministre belge de l'Intérieur Joëlle Milquet, avaient déjà insisté sur ce point dans un courrier adressé à la Commission européenne : « La prostitution n'est pas une activité commerciale librement consentie. Croire qu'elle puisse l'être est un parti pris idéologique, c'est un mirage et une offense aux millions de victimes de l'exploitation sexuelle à travers le monde ».

Et qu’est-ce que le consentement apparent quand ses ingrédients sont avant tout la pauvreté, le chômage, l’emprise, le manque d’estime de soi, les pressions et violences subies notamment les violences homophobes et les violences sexuelles subies dans l’enfance et l’adolescence… 

Nous n’avons pas besoin d’un affichage concurrentiel de performances économiques vides de sens et d’une course infantile au PIB le plus élevé !

Nous avons urgemment besoin d’une lutte sans merci contre toute forme de violences dont la prostitution, d’une lutte sans merci contre la précarité, la pauvreté et le chômage et nous l’exigeons !

 

                                               Geneviève DUCHÉ

                                                                                              Présidente

Violences sexistes au Nigéria

Plus de 200 jeunes femmes enlevées au Nigéria, punies d’avoir voulu accéder à la connaissance, soumises à toutes les violences.

Les survivantes sont vendues sur des marchés aux esclaves, sont les proies des trafiquants de la traite des êtres humains et de la prostitution.

Insupportable ! Intolérable ! Sidérant !

Mais quelle est alors la responsabilité des « clients de la prostitution » ?

Une partie de ces femmes, de ces adolescentes, violées et mises en servitude, vont se retrouver sur les routes de nos pays où des « clients » vont payer 20 ou 30 euros la fellation qu’ils exigeront, le rapport sexuel qu’ils imposeront. Ils seront ainsi complices de ces terroristes qui les leur offrent, sûrs que partout encore des hommes n’ont aucun scrupule et se complaisent dans l’irresponsabilité et leur égocentrisme en achetant l’usage de corps. Pouvons-nous laisser faire ici, en France, et ailleurs ?

Pouvons-nous continuer à accepter la prostitution et ce qu’elle produit, la traite des êtres humains ?

Cette horreur nous montre bien que nous devons pénaliser l’achat de tout acte sexuel. Que nous devons abolir la prostitution comme nos prédécesseurs exigeant le respect des droits humains ont aboli l’esclavage.

 

La prostitution augmente...

...nos moyens diminuent

 

49645083La prostitution sous toutes ses formes se banalise en France, les salarié-es de l’Amicale du Nid font face à une très forte augmentation des demandes de personnes prostituées, femmes et hommes de tous âges, beaucoup de jeunes de moins de 25 ans, très isolés, de plus en plus de femmes étrangères qui demandent de l’aide pour pouvoir quitter les réseaux de TEH et la prostitution. Alors qu’on pense que la prostitution est de plus en plus invisible et passe par internet et les salons de massage, nos équipes rencontrent de plus en plus de personnes prostituées  dans les rues et sur les routes.

Il est urgent de voir se réaliser les engagements du gouvernement français qui datent de 1960 et en particulier la mise en place de mesures suffisantes d’accompagnement social vers l’insertion sociale et professionnelle pour les personnes prostituées ou en risque de prostitution.
Il est urgent de donner les moyens d’une prévention généralisée auprès des jeunes dans le domaine des relations entre les femmes et les hommes, dans celui de la sexualité et plus largement de la relation à l’autre et de la liberté.

Au lieu de recevoir des moyens supplémentaires, nos centres de réinsertion (CHRS) voient leur budget diminuer de façon importante. Nos AAVA (Atelier d’Adaptation à la Vie Active) disparaissent ou sont en danger. Pourtant ce sont des structures indispensables pour l’insertion et en particulier pour les personnes étrangères qui n’ont pas de papiers et ne peuvent bénéficier d’autres mesures d’insertion économique.

Déclarer que la prostitution n’est pas un métier et faire quelques arrestations annuelles de proxénètes et trafiquants ne suffit plus. Comment tolérer que des jeunes fragilisés par toutes sortes de violences vécues dans leur enfance et leur adolescence soient la proie de consommateurs de sexe, comment tolérer que des femmes et des hommes fragilisé-es par des migrations clandestines, de la pauvreté et de l’exclusion, soient soumis à l’exploitation sexuelle comme à toutes les formes d’esclavage ?Comment pouvons-nous tolérer cette violen

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ce dans la société française d’aujourd’hui ?

Aujourd’hui nous sommes acculés à ne pas répondre complètement à toutes les demandes, à allonger les temps d’attente pour les rendez-vous. C’est injuste pour les personnes qui comptent sur nous qui sommes souvent leur seul espoir ; c’est totalement frustrant pour les travailleurs sociaux. Nous manquons de salariés, de locaux, d’hébergements et de logements sécurisés…

A supposer même que nous puissions avoir davantage de moyens pour accueillir les victimes de la prostitution au fur et à mesure que leur nombre grandirait, que signifierait une politique qui laisse augmenter la prostitution sous toutes ses formes, qui laisse prospérer un système prostitueur destructeur ?

Il est urgent d’avoir une politique plus ferme, plus cohérente, une politique de protection et d’aide aux victimes et de sanction effective envers les clients de la prostitution, la traite et le proxénétisme sous toutes ses formes.

 Geneviève Duché, Présidente de l'Amicale du Nid

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